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Potosi, BOLIVIE

Eglise {JPEG}
Eglise

Lundi 16 Septembre 2002, Potosi

Potosi {JPEG}
Potosi

Nous quittons ce matin même Uyuni pour Potosi. Le bus se remplit à l’accoutumée et l’allée centrale est bondée. Un policier entre en scène, baragouine trois mots et le surplus humain se voit dans l’obligation de renoncer à ce voyage. Le bus part !
Situation plutôt comique, quelques centaines de mètres plus loin, nous retrouvons les personnes délaissées et le bus peut à nouveau se bonder.

A l’image du Laos, la route n’est pas goudronnée. Le chemin se fait très cahotique. Nous arrivons six heures plus tard à Potosi.

Perché à 4000 mètres d’altitude, et apparemment isolé, il est surprenant de trouver une cité pareille à celle-là. La Bolivie est incontestatblement un pays développé !

Les mines d’argent, antérieurement les plus productives du monde, ont offert à Potosi un essor sans équivalent. Ainsi, il y a quelques siècles, la ville rivalisait même avec Londres.

Potosi {JPEG}
Potosi

Cathédrales, églises, architectures sont magnifiques. Comparativement aux villes chiliennes, les villes boliviennnes présentent une meilleure organisation et ne souffrent aucunement de dégradations naturelles... Elles semblent tout du moins connaître de multiples restaurations et les couleurs se juxtaposent, les architectures se préservent...

Bref, se balader dans la ville est un réel plaisir !

Pause méritée {JPEG}
Pause méritée

Seul petit hic ! Les pick-pocket semblent en plein essor. Nous avons entendu beaucoup de bruits sur ce sujet et avons bien failli les vérifier. Leur technique : dès que la foule commence à se densifier, ils approchent, munis d’un cutter et découpent sacs, poches et tout autre réceptacle susceptible de contenir des objets de valeur.

Nous devrons nous faire très méfiants à l’avenir ! Le peu de réactivité policière laisse entendre que c’est un phénomène nouveau ou que la justice bolivienne est bien laxiste et qu’elle gagnerait probablement beaucoup à imiter la Thaïlande et la création de sa police touristique.

Mardi 17 Septembre 2002, Potosi

Dans la mine {JPEG}
Dans la mine

Nous sommes loin du calme ressenti de Uyuni. Le bruit éclate dans toute sa splendeur. Dans chaque microbus, les enfants (bien jeunes !) hurlent leur destination. Le vendeur de journal crie les gros titres, le vendeur de glace, les parfums qu’il détient. A tout coin de rue, la musique retentit. Les voitures jouent de leur instrument. Bref, nos oreilles sont sans cesse en alerte.

Ca sera pour nous une journée culturelle. La matinée offrira l’occasion de visiter le couvent de San Francisco, l’après-midi, le musée de la monnaie. De ces deux visites (de plus guidées), nous en apprendrons davantage sur la Bolivie et en particulier sur la ville de Potosi.

Si les musées se sont montrés fort interessants, cela faisait longtemps que nous n’avions pas passé une journée complète à sillonner les rues. Le soir venu, il faut bien l’avouer, l’ennui nous guette.


Dans la mine {JPEG}
Dans la mine
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Mercredi 18 Septembre 2002, Potosi

Femme triant les récoltes {JPEG}
Femme triant les récoltes

Caractéristique flagrante des voies de circulation, les voitures ont priorité sur les piétons. Le mot est même faible. Il n’est pas rare de sentir un rétroviseur effleurer notre avant-bras. Dans ces circonstances, il est logique (même très charmant) d’observer les enfants demander aux policiers de les faire traverser. A noter, les policiers font ici office de feux.

Femme triant les récoltes {JPEG}
Femme triant les récoltes

Connue pour ses mines, Potosi propose à tous les touristes d’en faire la visite. Nous avons la chance d’être guidés par un ancien mineur qui connaît non seulement les actuels travailleurs mais également parfaitement les voies souterraines. A observer les mineurs, il est affligeant de constater la dureté du travail et les faibles rémunérations qu’elle engendre. Si l’on ne pouvait tirer de telles conclusions il y a quelques années, la baisse des marchés de l’argent et de l’étain a un impact non négligeables sur les conditions de vie de ces mineurs, et la flagrance du propos précédent fait mal au coeur.

Aujourd’hui, à en considérer le prix de l’argent, ces mineurs toucheront 1,5€ pour 50 Kg de première qualité, 40€ pour huit tonnes d’autre qualité. Dans ce second cas, il leur faudra un mois pour récolter ce poids, et ce douze heures par jour. Bien navrant par ailleurs, les mineurs qui travaillent en profondeur peuvent ne pas voir le jour pendant quatre mois.

A l’extérieur des mines, des femmes de plus de soixante-dix ans sont à la tâche et trient les récoltes, des enfants de moins de dix ans vendent différents minéraux aux touristes de passage.


La suite : Sucre, BOLIVIE


Publié le mercredi 18 septembre 2002, par Eric Cuziat

 


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